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La course du dedans

Des mots liés aux émotions, un cri du coeur ou encore des pensées jetées sur un papier telles les couleurs sur une toile. Laisse-toi emporter par poésie en bulle lente.
Lydie Guerne

Les jambes rouges de désespoir,
Tu es face au monde et les larmes montent.

Un millier de regards qui pèsent dans ton ventre.
La douleur qui grandit dans le miroir.
Le visage mouillé, ton cœur lacéré de tes mots.

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Les jambes se sont entortillés,
Ou peut-être était-ce une branche, un croche-pied ?
Peu importe.

Tu l’as vu, de peu tu aurais pu l’empoigner.
Ce simple trait.
Ce symbole.
La ligne d’arrivée.
Le premier à déchirer le passage.

Ce n’était pas toi.

Chaque seconde comme clou qui t’enferme dans ce monde solitaire.

Échec.
Genou à terre .
Rancœur face à tes jambes, ton intelligence, ton visage, …

Mais son regard se penche vers toi.

« Je voudrais te prendre dans mes bras, te consoler.

Tu veux te liquéfier, disparaître, peut-être, mais je suis là, je te vois, je vois les poings de côté sur ta route, je vois ton bonheur tout au long du chemin, je suis ému face à ton courage dans ce parcours douloureux.

Je t’ai vu tomber.

Alors, maintenant; pleure, crie et assieds-toi.

Je panse tes plaies.
Cela fait, je te sers contre moi.

Cette noirceur qui s’est créée dans tes entrailles ne partira pas en un instant, à coup de faux sourires.
Je te tiendrai la main quand tes cicatrices te tordront de douleur, je pleurerai de te voir souffrir.
Puis, peu à peu, tu te redresseras, tes plaies seront toujours un peu là, mais leur douleur se fera discrète.

Tu t’enlaceras, tu aimeras ton corps, ton intelligence, … De t’avoir amené ici.

Tu continueras ton chemin.

Tu tomberas, sans doute, mais, toujours, je panserai tes plaies, et toujours, j’écouterai tes cris, j’essuierai tes larmes.  »

Voilà ce qu’il te dirait, peut-être.

Lydie Guerne

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