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Manou,le rapasteur

Manou Bolomik est pasteur à Pau, dans le Sud-Ouest français, où il s’est installé en 1999 en provenance de son Cameroun natal. Mais il est plus connu comme rappeur. Son troisième album, « Révolution », est sorti l’an dernier. Il parle de son message, sa foi et du foot africain

Tu es le « rapasteur du Seigneur ». D’où est venu ton goût pour le rap  ?
Le rap c’est un moyen d’expression. Je l’ai utilisé parce que j’aime la poésie et que j’aime la musique. Poésie et musique, ça fait « rap ». Voila. (rires)

Cela fait dix ans que tu partages l’Evangile en musique. As-tu eu des moments d’égarement  ?
Non, mais des moments de faiblesse, oui ! Cela arrive à tout le monde. Il faut se battre. Mais je suis paré au combat ! Des fois, je perds des combats, mais pas la guerre. Elle est déjà gagnée. Jésus l’a gagnée pour nous.

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Tu en es à ton troisième album. Quel est ton objectif  ?
Mon but, c’est de partager ce message d’amour, de paix; qu’il y a un Dieu qui aime les gens.
J’ai pu voir des façons différentes d’avancer, mais la seule chose qui peut réunir les gens, c’est l’Evangile. Les gens peuvent être de cultures différentes, mais la Parole de Dieu qui est dans la Bible, elle ne change pas.

D’où te vient l’inspiration pour tes textes  ?
De la souffrance des gens. Elle me touche et je suis ému de pouvoir leur dire qu’il y a un Dieu qui a vraiment une solution et qu’il veut les guérir.

Avec tout ce que tu fais, où trouves-tu le temps pour ta relation avec Jésus  ?
Hoooo, on se lève tôt le matin ! (rires). Il y a du temps. Le temps ne fuit pas. Il faut le prendre. Il y a de nombreuses occasions de prier, lors des cultes.
C’est du spontané avec Dieu. C’est ma vie. Il est partout. Comment ne pas trouver du temps avec Dieu alors qu’il vit en moi  ? Il travaille avec moi, alors forcément, le temps, je le trouve.

Elle est à double sens, cette relation  ?
Toujours. Dieu n’est pas un bavard, mais il sait comment parler. C’est à chacun d’entretenir cette relation, cette communion; à force, elle peut devenir une « commune union » : Dieu travaille en moi, on vit ensemble, c’est un ami fidèle, mon père, mais aussi un Seigneur car il sait me reprendre, toutes mes pensées. Dès que je passe un moment sans lui, il me manque.

2010, c’est l’année de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud.
C’est la première fois que le continent africain accueille cet événement. Sport et Foi et d’autres iront sur place pour transmettre l’amour de Dieu. Quel est ton regard sur cette première  ?
C’est une grande occasion pour l’Afrique. Le monde entier va tourner son regard sur l’Afrique du Sud, alors ce serait pas mal que l’Evangile puisse être associé à cela et que l’on puisse apporter l’espoir.

As-tu un favori  ?
J’espère qu’un pays africain gagnera. Le Cameroun, par exemple. Mais si c’est la France, ça me va aussi. Bon, ils l’ont déjà gagnée une fois, alors plutôt un pays d’Afrique. Les Suisses, ils savent eux-mêmes qu’ils la gagneront pas ! (rires). Non, je rigole.

Un verset à laisser aux lecteurs  ?
Un verset qui me touche vraiment, c’est celui-ci : « Dieu prouve son amour en nous ayant sauvés alors que nous étions encore loin de lui. Le Christ est mort pour nous pécheurs. »
Ce verset me plaît, car il me rappelle que la résurrection du Christ nous a apporté la vie. Il y a beaucoup de gens qui peuvent te dire « je t’aime » ou « je veux t’aider » mais Dieu ne se contente pas de le dire, il le prouve tout au long de ta vie. Il te bénit. Quand on rencontre Jésus, on vit des choses dans le concret et ça, c’est de la balle !

Juan Millan

Just4U

Article tiré du numéro Just 4U n°43 – juillet à août 2010

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